mercredi 5 novembre 2014

ITW JORDAN OUESLATI SUR XLMAG

Un nouvel article bien sympathique pour Jordan Oueslati sur XLMag par Jeff Ruiz.
N'hésitez pas à aller faire un tour sur XLMag en cliquant "ici", dont voici l'intégralité:


"XLMag soufflait sa 1ère bougie lorsque Jordan Oueslati décida de quitter son île natale pour venir s’installer dans les Landes, nous avions alors de suite accroché avec ce jeune Guadeloupéen hyper doué, très aérien mais surtout doté d’un capital sympathie au taquet. Bref nous ne pouvions pas aujourd’hui ne pas vous en dire un peu plus sur ce jeune surfeur devenu un jeune prof de surf plein d’avenir…

Jordan, son sourire, sa board, what else ?



#1 Salut Jordan, je te laisse te présenter rapidement à nos lecteurs, j’ai vu qu’au fond à droite y’en a deux qui ne te connaissent pas encore, oui vous deux là !


Bonjour, je m’appelle Jordan Oueslati et j’ai 20 ans. Je suis né le 1er décembre 1993 en Guadeloupe, j’ai grandit là-bas et j’y ai passé toute mon enfance. J’ai commencé le surf à l’âge de 9 ans et aujourd’hui, je vis sur Capbreton où je travaille depuis 2 ans comme prof de surf au sein du Capbreton Surf Club.

#2 Pour un de tes anniversaires, tu as reçu un cadeau un peu spécial, qui depuis ne te quitte plus, raconte-nous ça stp.
En fait avant mes 9 ans je n’avais jamais pensé à faire du surf. Nous étions une bande de copains qui faisait du skate ou du foot sur la marina de Saint François en Guadeloupe, de tout mais pas de surf. Mais tous les jours, nous passions devant ce club de surf et nous disions poliment bonjour au professeur, Loïc Baur. Puis à l’âge de 7 ou 8 ans un de mes potes, Aymeric Nicaudie, s’est inscrit dans ce fameux club de Surf de Saint François puis un autre, Valentin Landes, puis encore Louis Breton et Meelan Terruella, je ne rappelle plus dans quel ordre exactement, mais petit à petit toute la bande en faisait partie…sauf moi.
Alors oui, le jour de mes 9 ans, Loïc Baur m’a proposé de venir faire un cours de surf gratuitement avec mes potes, je m’en rappelle encore, un carnage ! Ce n’était assurément pas fait pour moi, mais, pourtant le fait d’être dans l’eau avec mes potes m’a donné envie de continuer, histoire aussi de ne pas faire bande à part. Ainsi le jour même, j’étais inscrit au club. Loïc Baur était un excellent professeur, il m’a poussé pour que je continue, il croyait en moi plus que moi-même. Il m’a entraîné dur, je me suis motivé pour pouvoir devenir plus fort et finalement à l’âge de 13 ans je suis rentré au Pôle Espoir de Guadeloupe avec  Muriel Pitteloud et Fréderic Djafri.

#3 A peine 2 ans après, tu faisais tes 1ères compéts, et à partir de là ça a été victoires sur victoires c’est ça ?
En effet, j’ai commencé les compétitions très rapidement. Au début c’était surtout pour moi un moyen de passer la journée avec tout le monde, puis j’ai fais champion de Guadeloupe, champion des Coupes de Guadeloupe en 2007, 2009, 2010 et 2011, j’ai vite pris goût à la compétition. Ma dernière année junior fut la meilleure, j’ai fait champion de Guadeloupe en surf Espoir, surf Open, longboard Espoir et longboard Open et 3 mois après je remportais la Pan American.

Jordan , plutôt doué dans les manoeuvres aériennes



#4 Tu es venu en métropole passer ton BP pour être prof de surf, ce qui a également été une réussite, parle-nous de ta rencontre avec le Capbreton Surf Club avec lequel tu travailles aujourd’hui.
Oui je suis arrivé a Capbreton il y a maintenant 2 ans pour pouvoir passer mon BP, cela s’est super bien passé. J’ai eu la chance d’être aidé par un des meilleurs club de France : le Capbreton Surf Club, mais surtout par Yann Martin qui m’a appris énormément de choses sur le métier et m’a beaucoup épaulé pendant cette formation. Sans oublier Corinne Creton qui m’a aidé elle aussi et qui m’aide encore aujourd’hui pour mes papiers, l’organisation…un peu pour tout en fait ! Grâce à eux j’ai pu m’intégrer et passer mon BP sans aucun problème. Aujourd’hui je travaille avec le CSC en tant que salarié, ce qui est une chance ici. A mon entrée au BP, j’avais signé un contrat d’avenir de 3 ans, ce qui me permet de travailler toute l’année.


Prof de surf, plus qu’un métier, une passion pour Jordan

#5 Ton souhait c’est de revenir bosser chez toi en Guadeloupe c’est ça ?
Plus le temps passe et plus je doute de retourner travailler en Guadeloupe en fait, mes projets avant le BP était effectivement de le passer puis de rentrer en Guadeloupe bosser, mais ça fait 2 ans déjà que je suis ici et le doute s’installe. Donc non je ne sais pas, j’ai eu des propositions en Guadeloupe comme ici donc, aujourd’hui je ne peux pas me prononcer sur mon futur, nous verrons bien à la fin de mon contrat d’avenir. Cependant mon rêve serait de bosser 6 mois en France et 6 mois en Guadeloupe.

#6 Qu’est-ce qu’il te manque de ton île, et qu’est-ce qu’il te manquera des Landes quand tu retourneras aux pays ?
Ce qu’il me manque de mon île ? D’abord la chose qui compte le plus pour moi : ma famille ! A 8000 km c’est compliqué de se voir mais bon j’ai la chance de rentrer tous les ans en Guadeloupe et avec toutes les nouvelles technologies je peux voir et entendre ma famille quand j’en ai besoin, donc c’est vraiment super. Ce qu’il me manquera des Landes ? Les personnes qui m’ont aidé et les bonnes vagues d’ici je pense, surtout quand tu vois le soleil et les vagues qu’on vient d’avoir, ça fait rêver…Bon ok par contre ça s’est gâté depuis.

#7 Et qu’en est-il aujourd’hui du longboard ? Car rappelons-le, tu as été également vice champion de France en 2012.
Après mes 1ers titres en Guadeloupe, j’ai fait vice champion de France de longboard en 2012, c’est vrai, pourtant le longboard, je n’ai jamais réellement commencé à en faire… J’en faisais uniquement pendant les compétitions en Guada, c’est à dire maximum 10 fois dans l’année, tout ça parce qu’il n’y avait plus personne en longboard Espoir et que tous les ans il y avait donc une place de libre pour les championnats de France.


Champion de Guadeloupe et vice champion de France de longboard, et le tout presque en dilétante


#8 Tu as déjà pas mal voyagé, mais quelle destination pourrait te faire encore vibrer à l’heure actuelle ?
Oui en effet j’ai déjà fais pas mal de trips comme le Brésil, la Barbade, Saint Martin, Saint Barth, le Costa Rica, l’Indonésie, les Canaries, le Portugal, l’Espagne, etc .. Mais celui qui m’a le plus marqué et que j’aimerais refaire plus souvent c’est les îles Mentawai en Indonésie. Ce sont vraiment des conditions de rêve, avec personne à l’eau. Surtout à Macaroni, moi qui suis goofy, la vague était incroyable à surfer. Sinon là comme  ça, une destination qui me vibrer et que j’aimerais tester, je dirais Tahiti..


Oui je sais c’est cruel de vous montrer de telles images à cette époque de l’année..

#9 Je sais que tu surfes quasiment tous les jours, mais bon les jours off, comment les occupes-tu ?
Je surfe le plus possible, presque tous les jours en fait quand les conditions me le permettent. J’aime le surf et j’en ai besoin, si je ne surfe pas je suis sur les nerfs alors j’essaie d’aller à l’eau dès que je le peux, même 30 minutes ça me fait du bien. En bref dès que j’ai du temps libre je file surfer, y’a pas vraiment de jour off pour moi, en gros si je ne surfe pas je fais quelques entraînements physiques histoire de rester toujours à 100%.

#10 Merci Jordan, je vais te laisser le mot de la fin et te souhaiter le meilleur pour la suite de ta carrière !
Un grand merci à XLMag, à Jeff Ruiz plus précisément, je remercie également mes parents qui m’ont aidé à arriver jusqu’ici, que ce soit sportivement comme professionnellement, à ma copine qui passe des heures et des heures sur la plage (même si ce n’est pas pour lui déplaire) et à mes sponsors : Swop Surf Board (qui me suit presque depuis le début) et Body Glove, et merci à tous mes potes qui sont là pour me faire bien rigoler. «Wa konnet et fossbazot»


Crédits :  ©Swop Surfboard / ©TMurphy Photography /©Jeff Ruiz (toute reproduction ou utilisation d’images sans autorisation est strictement interdite) 

samedi 1 novembre 2014

27 OCTOBRE 2014: LE ROYAL BARRIQUE A ÉTÉ LANCÉ!



Ca y est le Royal Barrique a eu lieu!!!! Le lundi 27 octobre, la compétition de tube landaise organisée par L'assocation Estim, et soutenu par de nombreux sponsors dont SWOP, surfboards a été lancée. 

Pour se mettre en bouche, le teaser du Royal Barrique:




Le Royal Barrique a failli avoir lieu la veille, le 26 octobre. L'équipe du Royal Barrique raconte:

"Ce matin, toutes les prévisions laissaient penser qu’on aurait des conditions «barriquables». 
6h40 du matin (nouvelle heure), le jury est en poste au sud et au nord: la houle et sa longue période, ne frappent pas Capbreton autant qu’Hossegor / Seignosse, par conséquent, on n’aura pas de Royal Barrique au sud, les conditions étant jugées insuffisantes.



Entre Hossegor et Seignosse, le jury restera de 6h40 à 9h40 en attendant que les spots délivrent tout leur potentiel avec la marée qui descend. Mais les «triangles» qui viennent taper le banc de sable sont peu fréquents, peu tubulaires mais surtout monstrueusement gros pour être surfés à la rame.

Le jury tergiverse et décide de revenir plus tard pour la forme… «Juste pour voir».
A 12h30, même spot, le président du jury assiste médusé à une «boucherie» de tubes. Un line-up hawaïen envoie des barriques en droites et gauches de manière machinale, pour une quinzaine de surfeurs dans l’eau.
On assiste à une session de tubes comme il y en a que quelques fois dans une décennie.

C’est dans tous les cas trop tard pour lancer le Royal Barrique, car le règlement prévoit 4 heures de surf pour les participants avec un laps de temps à prévoir pour prévenir les riders invités et les caméramen, or, dès que la marée sera trop haute, les tubes se feront plus rares…
Mais la question qui se pose surtout est la suivante : peut-on lancer un Royal Barrique dans ces conditions ?
Jérémy Florès (invité au Royal Barrique) et Aritz Aranburu font le spectacle, arrivant à se coller à la paroi directement sous la lèvre au take-off.
Deux surfeurs pros, actuellement présents sur le WCT, mais combien d’autres excellents surfeurs du coin sortent de la session sans avoir pu goûter aux tubes…"

Les tubes en vidéo du 26 octobre 2014 dans les Landes:




La compétition aura donc finalement lieu le lendemain. Là encore l'équipe du Royal Barrique raconte le déroulement de la journée:


"11h00 : direction les Estagnots après la journée épique du dimanche, on veut voir si la houle est un petit peu tombée. C’est le contraire, la période est plus longue, les vagues sont plus grosses. Autant les conditions étaient dantesques la veille, autant c’est devenu quasi-insurfable aujourd’hui.

Arnaud Darrigade sur une série, photographe Jean-Marc Amoyal

0n sait que la marée qui remonte à Capbreton gonfle la taille des vagues et améliore les conditions. Même si nous sommes loin des séries à 4 mètres de Seignosse, le « pic » devrait envoyer des droites et des gauches tubulaires jusqu’à la nuit.

Charly Quivront, photographe Jean-Marc Amoyal

14h30 : nous annonçons par le biais du fameux SMS le lancement du Royal Barrique à 15h00.
Nous sommes loin de la session très exigeante de 2013, à mille lieux de la pluie qui tomba non stop sur l'édition 2012… Les vagues avoisinent les 1m50 / 2m, le vent souffle bien offshore, la température tourne autour de 25°, il n’y a pas un nuage dans le ciel.
Ces conditions «world class» font que le line-up est déjà bien rempli, mais les 3 «pics» du spot permettent de faire tourner le monde.

Yann Martin, photographe Ben Pottier

Les invités présents
Malgré les vacances de la Toussaint, ce Royal Barrique s’organise en semaine, et comme en 2011, il manque plusieurs invités à l’appel : au-delà des compétitions et autres indisponibilités ponctuelles, de nombreux invités travaillent. C’est le charme d’une compétition rassemblant professionnels et amateurs.
Gérard Ben soussan, photographe sacha zeitoun
Le jury a donc décidé d’inviter plusieurs surfeurs pour compléter la liste des invités: 
   Pierre Picat (invité également l’an passé)
   Arthur Bourbon (invité également plusieurs fois)
   Arthur Gaume (invité l’an dernier)
   Jorgann Couzinet (récemment couronné champion de France de surf open)
   Yann Martin (invité également plusieurs fois)
   Paul Lou Laborde (invité également plusieurs fois)
   François Guilhemsang

Ces «wildcards» de dernière minute s’ajoutent aux «invités» qui arrivent rapidement après l’envoi du SMS :
   Charly Quivront
   Jean Seb Estienne
   Mathias Oued El Maalem
   PV Laborde
   Arsène Vellard
   Arnaud Binard
   Miky Picon
   Fred Robin
   Rémi Derepas
   Jérôme Bagattin
   Justine Dupont
   Benjamin Sanchis
   Arnaud Darrigade
   Gérard Ben Soussan
   Maxime Huscenot
   Adrien Rapp
   Marc Marès
   Pol Barets
   Romain Laulhé
   Kevin Olsen

Paul Lou Laboorde, photographe Olivier Marci

Le déroulé de la session: 


Nous lançons la compétition en sachant que les conditions devraient toucher la perfection vers 17h00. 
De 15h à 16h30, la droite la plus au sud tube de manière très régulière, il faut se caler au départ et faire durer le barrel le plus longtemps possible.

Justine Dupont, photographe Xavier Jarjanette

A peine entré dans l’eau, Charly Quivront ressort avec une planche cassée. La chaleur, le soleil et le vent offshore semblent masquer légèrement la puissance des vagues Capbretonnaises.
Plus la marée monte, plus les pics au sud se mettent à tuber, en gauche et en droite, rendant très compliqué le travail des 7 caméramen prévus pour les 3 heures et demi de session : Greg Ménager, Julien Salomon, Franck Charbonnier, Judith Emmanuel, Michaël Darrigade, la caméra d’Estim et un passage de Fabien Hicauber.

Rémi Derepas, photographe Olivier Marci

Jorgann Couzinet reste assis au bord de l’eau… Après une réception sur un aérial, il ne peut plus poser sa jambe sur le sable. Les pompiers arrivent rapidement et diagnostiquent une grosse entorse. 
Vincent Escale l’accompagne dans le camion après s’être déboité l’épaule.

Jorgann Couzinet, photographe Olivier Marci

Les tubes Capbretonnais font quelques dégâts. 
La plage est remplie de monde entre les chanceux qui profitent de congés en cette période, et les passionnés de surf qui descendent la dune à la hâte après avoir reçu le SMS.



Alors que le soleil tombe, des retardataires comme Miky Picon, Arsène Vellard, Maxime Huscenot arrivent directement du boulot ou de la session précédente pour rentrer dans la compétition. Malgré la marée haute, il reste de bonnes barriques sur les séries.

Rendez-vous le week-end du 22 / 23 Novembre pour la remise des prix au Rock Food et la diffusion des vidéos! 
Merci aux photographes qui ont bien voulu partager leurs clichés: Sacha Zeitoun (photo mise en avant), Ben Potier, Jean-Marc Amoyal, Javi Munoz, david de Ripitup, Olivier Marci, Xavier Jarjanette." 

jeudi 23 octobre 2014

SURF SESSION VS SURF EUROPE


Teiki Ballian, aussi souvent dans les kiosques que dans les tubes, nous fait voyager en Amazonie avec sa dernière parution dans Surf session. Teiki était parti en trip au Brésil pour surfer le Pororoca amazonien, un des plus gros mascarets au monde. On peut le voir surfer le Pororoca sur sa Swop pebble, tandis que dans Surf Europe on le voit en action aux Mentawai avec son dernier shortboard Swop (visible ici).