An douar so kozh med n'eo ket sod
dimanche 19 juillet 2009
MATHIEU GUEGAN
LONGBOARD TURQUOISE
Son rocker progressif lui donne une glisse trés agréable, il permet de long nose ride, grace à son olive sous le nose, mais garde une très bonne manoeuvrabilité de par son vee sur l'arrière qui facilite le passage d'un rail sur l'autre. A surfer soit en single, soit en trifin.
Canis sine dentibus vehementius latrat
vendredi 17 juillet 2009
AU PAYS DES HOMMES FLEURS
Les hommes fleurs ne vivent pas regroupés dans des villages, mais restent en petites structures familiales au sein de l’Uma, la maison traditionnelle sur pilotis, ouverte sur la jungle, à laquelle on accède par un petit sentier fait de rondins de bois tant le sol boueux des bords de rivière est impraticable. Autour de la maison, vous verrez les cochons patauger et se disputer des morceaux de palmier sagoutier, un arbre qu’il a fallu faire tremper dans la rivière plusieurs jours avant qu’il soit consommable. Nous le goûterons d’ailleurs, cuit dans des feuilles de bananier, car le sagou, la farine que l’on tire du sagoutier, constitue la base de l’alimentation des hommes fleurs. C’est assez insipide et la consistance ressemble à celle du manioc, mais il ne faut pas faire les difficiles, car ici il n’y a pas de riz alors qu’on est au cœur de l’Indonésie ! La culture du tarot, la cueillette des bananes, la pêche et l’élevage des poules et des cochons apportent un supplément à cette alimentation frugale.
Vous serez accueillis, comme nous, dans la pièce principale de l’Uma, où la vie de la communauté se discute et se décide, où l’on cuisine, où l’on tue le cochon et le poulet quand c’est jour de cérémonie. Le soir, on y fume et on palabre. Autour de l’Uma, la jungle s’étend à perte de vue, il faut s’y perdre un peu pour prendre la mesure de sa densité et de sa luxuriance. Tandis que les hommes fleurs se déplacent avec agilité, nous glissons dans les pentes boueuses et évoluons avec maladresse dans un enchevêtrement de racines et de lianes. Le ciel est à peine visible derrière l’épaisse canopée et les esprits de la forêt nous surveillent. Aman, notre hôte, a pris son arc et ses flèches enduites de poison, mais il rentrera bredouille.
Les hommes fleurs sont un peuple accueillant, souriant, qui aime rire et plaisanter, mais il ne faut pas oublier que leurs conditions de vie sont très précaires, entre une forêt convoitée pour ses richesses et son bois, un gouvernement indonésien qui les a longtemps contraint à se « civiliser » par la force, les maladies importées et une nature capricieuse. Si un jour vous avez la chance d’aller sur ces îles du large de Sumatra, faîtes escale pour aller voir les hommes fleurs, sans voyeurisme, avec respect et déférence ; c’est une belle leçon d’écologie humaine.
De retour sur le bateau, Teiki nous attend déja dans l'eau ...
FREE TIBET
Board glacée ultralight, courte avec un peu de largeur, du volume et trés peu de rocker, idéale pour les vagues estivale et un surf rapide et radical.
Qui nescit dissimulare, nescit regnare




















































